Syndicat Intercommunautaire pour l'Assainissement
de la Région de Cergy-Pontoise et du Vexin

Dernière campagne de prélèvement dans la Viosne – 2025

Le SIARP et le SMAVV (Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée de la Viosne) ont effectué la troisième et dernière phase d’étude de la qualité écologique de la Viosne du 10 au 26 juin 2025.

Depuis 2021, le SIARP et le SMAVV, en partenariat avec Paris Sorbonne Université, mènent une étude sur la Viosne. Elle consiste, rappelons-le, à suivre l’évolution de la qualité biolo­gique, et physico-chimique des cours d’eau du bassin versant de la Viosne (de sa source au confluent de l’Oise).

Un technicien effectue un prélèvement dans la rivière avec un filet. Il est au milieu de la rivière et vient de faire son prélèvement, le filet est hors de l'eau. L'homme en combinaison étanche et tee-shirt noir est souriant.Cette étude résulte d’une volonté des trois structures porteuses d’évaluer la pertinence et la cohérence de leurs ac­tions respectives inscrites au Contrat territorial eau et climat (CTEC), cosigné avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN).

Cette campagne se déroule tous les deux ans, en juin, pour que les échantillons prélevés (macro-invertébrés notamment) soient au même stade de développement.

Des résultats positifs sur la campagne 2023

Notre campagne porte toujours sur dix points de prélèvements dans la Viosne, avec trois points majeurs : l’amont de Chars, d’Us et l’aval de Pontoise où nous analysons plus particulièrement les micropolluants. Nous étudions donc différents paramètres du milieu naturel (faune, flore, micropolluants et éléments majeurs...). Les résultats de la campagne de 2023 sont plutôt positifs, notamment en termes de biodiversité. Le test I2M2* (qualité biologique/étude de la faune et de la flore) de 2021 avait révélé que 5 des 10 stations étudiées étaient de qualité « médiocre ». En 2023, ces stations sont passées à une qualité moyenne voir bonne. C’est donc une très bonne nouvelle.

Des taux sous surveillance

Le résultat de la présence des polluants physico-chimiques est plus contrasté et demandera une étude plus poussée pour la recherche des causes. En effet, les micropolluants ont diminué au ni­veau de Pontoise, en aval des ouvrages du SIARP, mais ont augmenté en amont de la commune de Chars, zone sur la­quelle le SIARP n’interagit pas.

Les contrôles et la sensibilisation des entreprises face aux risques que peuvent présenter certaines substances sont aussi une explication potentielle à cette diminution des concentrations en aval.

Par ailleurs, la pollution au zinc reste élevée, même si ce métal est présent naturellement dans l’environnement. Deux explications sont alors envisa­geables : la première concerne les eaux de ruissellements issues des toitures et gouttières en zinc qui pourraient rejeter ces molécules. La seconde concerne­rait des inversions de branchement ou des défauts de stockages de déchets.

Ce taux est à surveiller car il est à la limite de la norme de la qualité envi­ronnementale. Le SIARP n’ayant pas la compétence des eaux pluviales sur la totalité de la commune de Pontoise par exemple, il met l’accent sur certains contrôles auprès des indus­triels pour surveiller notamment leurs déchets, les produits stockés et utilisés (vérification des bacs de rétention pour déchets, sol des ateliers étanches, …).

Quelle est la suite de cette dernière campagne ?

Triptyque montrant une larve de libellule, un tube à essai contenant des macro-invertébrés dans de l'alcool, et une lare de libellule.Comme les deux dernières campagnes de 2021 et 2023, Benoît GEORGES se rendra avant la fin de l’été à Paris Sor­bonne Université afin de faire la dé­termination des macro-invertébrés pré­levés. Ces nouvelles informations sont enregistrées dans la base de données du logiciel qui permet de donner l’In­dice invertébrés multi-métriques (I2M2 : indice de 0 à 1) pour évaluer la qualité biologique générale de la Viosne. L’ou­til diagnostic délivre un diagramme qui permet de donner une probabilité d’im­pact des différents facteurs.

Cette étude donne au SIARP une ligne directrice pour améliorer la qualité du milieu récepteur, en lien étroit avec les missions et actions du Syndicat. C’est aussi le cas pour notre partenaire, le SMAVV.

Par exemple, une forte concentration en nitrate à certains points de la Viosne peut être due à de potentielles inver­sions de branchements (rejet des eaux usées dans le réseau d’eaux pluviales) et déclencher le renforcement des campagnes de contrôle de conformité d’une zone habitée d’une commune.

En savoir plus : Qu’est-ce que l’I2M2 ?

L’Indice invertébrés multi-métriques (I2M2) se base sur l’étude des macro-invertébrés pour évaluer la qualité biologique générale d’un cours d’eau. Le calcul de l’I2M2 s’appuie sur cinq métriques :

  • L’Indice de Shannon : il permet d’évaluer la richesse et l’équitabilité spécifique (équilibre de la répartition des espèces).
  • L’Average Score per Taxon (ASPT) : évaluant la polluo-sensibilité des populations.
  • Le polyvoltinisme : appréciant la capacité du peuplement à se reproduire plusieurs fois par an, et donc à recoloniser le milieu.
  • L’ovoviparité : appréciant la capa- cité du peuplement à protéger sa progéniture.
  • La richesse taxonomique : permet- tant d’évaluer la diversité taxonomique du peuplement.

Ces métriques sont ensuite compa­rées à un état de référence relatif à la typologie du cours d’eau. Ici, il résulte du rapport entre l’état constaté dans la Viosne et ce­lui qu’un très petit cours d’eau s’écou­lant sur bassin versant calcaire devrait avoir sans intervention humaine.

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