Prélèvement dans la Viosne : à la recherche des petites bêtes… – 2025

Chaque année, le SIARP effectue deux campagnes par an de prélèvements dans la Viosne, avec des partenaires, dont le SMAVV et Sorbonne Université, afin de suivre la qualité écologique de la Viosne. C’est parti pour une expérience immersive, les pieds dans l’eau !

19 mars 2025, le rendez-vous est pris. Nous allons suivre des étudiants en master 1 Écophysiologie et Écotoxicologie de Sorbonne Université. C’est une journée idéale pour « patauger » dans la Viosne au parc de Grouchy à Osny. Justine semble d’ailleurs apprécier ces sorties terrains « car c’est l’occasion de mettre en corrélation la théorie et la pratique. De plus, c’est toujours agréable de sortir de la fac, même si la Viosne est quand même un peu fraîche aujourd’hui ! »

Sous la houlette de David Siaussat, biologiste et enseignant depuis 25 ans à Sorbonne Université, accompagné d’Amanda Tadinia (attachée temporaire d’enseignements et recherche), treize étudiants sont répartis en deux groupes en ce bel après-midi ensoleillé, afin d’opérer des prélèvements dans la Viosne sur huit points du cours d’eau.

À quoi servent ces prélèvements ?

Aujourd’hui, c’est avec un certain plaisir qu’ils « barbotent » et collectent des données qui serviront à étudier les impacts des polluants sur les écosystèmes.

Trois étudiants : deux filles sont en position accroupie et un garçon est assis sur un chemin arboré. Autour d'eux, différents tamis de couleurs différentes. Un tamis rouge est posé sur une bassine blanche opaque devant le garçon qui tient une pince à épiler et un tube à essai. Une des jeunes filles, avec les cheveux attachés et des lunettes de soleil en serre-tête, tient un tamis jaune à l'oblique au dessus du tamis rouge posé à plat. Tous les trois sont souriants et sont habillés avec des tenues étanches de pêche.Pour cela, ils se sont réparti les rôles : certains prélèvent, à l’aide d’un filet Surber, tous les macros-invertébrés sur différents substrats plus ou moins biogènes (qui engendre la vie ou la favorise), d’autres les filtrent à travers un jeu de tamis de différents maillages pour faciliter la récolte, tandis qu’une autre est occupée à effectuer des analyses des différents paramètres de l’eau.

La Viosne est le théâtre de cette étude car c’est une des rivières dans laquelle les stations d’épuration du Vexin, gérées par le SIARP, rejettent les eaux usées traitées.
Sorbonne Université et le SMAVV (Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée de la Viosne – cf notre actualité de l’été 2023) travaillent à ces prélèvements sur dix sites entre Ableiges et Pontoise lors de périodes cruciales. Au printemps, la faune se réveille et se multiplie, avec un pic en été. La décroissance en septembre fait l’objet de la seconde campagne de Sorbonne Université.

« Tous les macro-invertébrés collectés seront analysés en laboratoire dans quelques jours. Ils nous permettront d’identifier ceux qui sont polluo-résistants et ceux qui sont sensibles aux pollutions, précise David Siaussat. Cette faune est une des composantes qui nous permet d’attribuer une note pour la qualité de l’eau. Bien évidemment, en travaillant depuis une dizaine d’années sur cet environnement, cela nous permet de suivre l’évolution de la qualité biologique, chimique et physico-chimique du cours d’eau. »

Des étudiants engagés au service de l’environnement

Un des points communs qui semble rassembler ces étudiants, c’est bien sûr un engagement profond en faveur de notre planète. « En tant que conseiller Développement durable et transition environnementale de l’université, je constate que nos jeunes sont de plus en plus sensibles et impliqués, avec une vraie volonté d’agir à leur niveau pour l’environnement, souligne David Siaussat, sans forcément d’anxiété de leur part d’ailleurs. À ce niveau d’étude, ils bénéficient d’informations concrètes et éclairées pour mieux comprendre les enjeux actuels, avec notamment des cours sur le changement climatique, les phénomènes de pollution… Ce sont de jeunes adultes aculturés à toutes ces questions ».

Ils font partie des meilleurs étudiants qui ont postulé : sur environ 350 dossiers, seules 30 places étaient disponibles pour ce master.

Leur parole est précieuse, leur motivation aussi alors nous vous laissons la découvrir lors d’une prochaine actualité… À suivre !

En savoir plus

David Siaussat – Sorbonne Université
Responsable d’équipe et co-responsable d’un parcours de master – Professeur

Il enseigne la biologie des organismes et l’écotoxicologie sous forme de travaux dirigés, travaux pratiques et cours magistraux pour différents parcours académiques ou professionnels, de la licence au master.
Il supervise également le parcours du master en Écophysiologie et Écotoxicologie.
Enfin, il intervient également dans des enseignements d’orientation et insertion professionnelle, et sur le développement durable.

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