Gérer un réseau d’assainissement, ça ne s’improvise pas… La règlementation dite « anti-endommagement » est là d’ailleurs pour nous le rappeler. Depuis le 1er janvier 2026**, de nouvelles exigences en matière de cartographie des réseaux sont entrées en vigueur visant à renforcer la sécurité des chantiers et la fiabilité des données de localisation des ouvrages. Elles ont pour objectif de :
- Standardiser la donnée et améliorer la précision de localisation des ouvrages souterrains ;
- Réduire les risques d’endommagement en fiabilisant la localisation des réseaux, en particulier sensibles ;
- Limiter les coûts de réparation et les interruptions de service.
Concrètement, sur le terrain, c’est le service Études et travaux, qui a la charge de cartographier les réseaux d’assainissement du territoire du SIARP, composé de 45 communes, et de géoréférencer ainsi son patrimoine dans son Système d’information géographique (SIG). Canalisations, regards, postes de refoulement… tout doit être notifié ! Ce travail minutieux de longue haleine ne s’improvise pas.
Qu’est-ce qu’un SIG ?
Le SIG fonctionne un peu comme Google Maps, mais c’est un outil bien plus précis et technique ! Chaque information est géolocalisée et mise à jour, ce qui en fait un « allié » incontournable pour l’ensemble des services du Syndicat, en interne, mais pas seulement ! Le SIG peut se partager et être mis à disposition de partenaires, sous convention. En effet, l’ensemble des données ont un caractère sensible et n’ont pas vocation à être rendues publiques, sans contrôle. Ainsi, le SIARP permet son accès à l’entreprise SANET, qui effectue le curage des réseaux, à la CACP (Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise), au PNR (Parc naturel régional du Vexin-Français) ou encore à l’ARS (Agence régionale de la Santé). Actuellement, avec la révision du Schémas directeurs d’assainissement (SDA) du système d’assainissement de la station d’épuration de Neuville-sur-Oise (qui s’étend sur vingt-quatre communes, l’entreprise HYDRACOS se « nourrit » également de précieuses informations pour son travail de terrain.
Le pôle SIG du SIARP
Au service Études et travaux, le SIG mobilise deux géomaticiens et une apprentie à plein temps. Derrière « une carte » en apparence simple, il y a en réalité un travail rigoureux de traitement des données, de mise à jour quotidienne à la suite des travaux ou de contrôles, avec de nombreux paramètres codifiés : échelle, filtrage, représentation… L’assainissement est un monde invisible pour un usager lambda et pourtant essentiel. Cela se vérifie une fois de plus avec ce travail « de fourmi » effectué par Sandra FOURCADE et Mamadou DIANKO, indispensable pour chaque décision opérationnelle.
Un GPS pour répondre aux exigences de précision
Depuis la fin 2025, un nouvel instrument a fait son apparition dans ce service central du Syndicat, un GPS. Contrairement à un smartphone classique qui offre une précision de quelques mètres, cet outil de terrain permet de relever les coordonnées des ouvrages, plus fiables, au plus près de leur réelle localisation et de mettre à jour les plans des réseaux d’assainissement. Le SIARP répondra ainsi, petit à petit, à la réglementation qui exige de mettre les réseaux enterrés en classe A d’ici la fin 2031 !
*Classe A : l’incertitude maximale de localisation indiquée par l’exploitant est inférieure ou égale à 40 cm s’il est rigide, ou à 50 cm s’il est flexible.
**La cartographie en classe A est obligatoire et devient le nouveau standard pour tous les réseaux non sensibles (comme l’assainissement) en unités urbaines. Cette norme sera obligatoire au 1er janvier 2032 sur l’ensemble du territoire, y compris en zone non urbaine.




