La parole à… : des étudiants en Master engagés – 2025

Depuis une dizaine d’année, le SIARP travaille en partenariat avec le SMAVV et Sorbonne Université dans le cadre d’une étude qui permet de suivre l’évolution de la qualité biologique, chimique et physico-chimique des cours d’eau du bassin versant de la Viosne. La parole est donnée aux étudiants en Master 1 d’Écophysiologie et Écotoxicologie.

Dans un premier volet d’actualité, vous avez pu découvrir les enjeux de cette étude menée à trois, dans la Viosne.  Nous avions pu suivre le travail minutieux de treize étudiants épanouis et heureux de cette immersion en pleine nature au parc Grouchy d’Osny, accompagnés de leur professeur David Siaussat. Aujourd’hui, nous leur donnons la parole pour qu’ils nous délivre quelques mots sur leur aspiration professionnelle. 

Une jeune fille avec une longue tresse noire sur le côté, tenant un tamis de couleur jaune d'une main et une pince à épiler de l'autre, regarde la main de son professeur ganté bleue. Sur sa main, se trouve un invertébré. Le professeur porte un gilet à fermeture éclair de couleur gris foncé, il a des lunettes de soleil et une casquette bleue qui lui cache le haut du visage. Des arbres sont en arrière plan.« En tant que conseiller Développement durable et transition environnementale de l’université, je constate que nos jeunes sont de plus en plus sensibles et impliqués, avec une vraie volonté d’agir à leur niveau pour l’environnement, souligne David Siaussat, sans forcément d’anxiété de leur part d’ailleurs. À ce niveau d’étude, ils bénéficient d’informations concrètes et éclairées pour mieux comprendre les enjeux actuels, avec notamment des cours sur le changement climatique, les phénomènes de pollution… Ce sont de jeunes adultes aculturés à toutes ces questions ».

C’est eux qui en parlent le mieux

Deux étudiants, une garçon souriant et une fille entourent 3 tamis posés les uns sur les autres. La jeune fille tient une pince à épiler avec un invertébré qu'elle va mettre dans le tube à essai ouvert tenu par le garçon.. Ils sont tous les deux accroupis et portent une tenue étanche de pêche. En bordure du chemin, on aperçoit un peu d'eau de la rivière Viosne.Dariel nous accorde quelques minutes, après avoir fini de tamiser ses sédiments, avec quelques beaux spécimens collectés dans des tubes contenant une solution d’alcool pour la conservation, avant la phase de détermination des espèces en laboratoire dans les jours à venir. « Moi, j’ai toujours voulu mélanger la politique et les sciences mais pas me diriger vers la politique sans avoir aucune notion de la science de l’environnement. Ce master, c’est un peu le mélange parfait des deux. L’année prochaine, je pourrai bénéficier, par exemple, d’un enseignement en toxicologie réglementaire qui me permettra d’appréhender concrètement quels moyens mettre en œuvre pour préserver l’environnement. J’aurai ainsi les connaissances pour des prises de décisions éclairées. Je réfléchis actuellement pour la suite de mes études, avec peut-être un doctorat car j’aimerais être enseignant-chercheur ».

Une jeune fille en tenue étanche de pêche de couleur verte sur un tee-shirt bleu, déverse un filet contenant des sédiments prélevés dans la Viosne à côté d'elle, sur 4 tamis de couleurs différentes, empilés les uns sur les autres. La jeune fille est légèrement baissée. Elle a les cheveux attachés en chignon arrière, elle porte des lunettes. Elle sur le chemin en bordure de la rivière, dans un milieu arboré.Quant à Claire, elle ne souhaite pas s’orienter dans la recherche mais plutôt vers l’industrie. « Je pourrai travailler à la fois en laboratoire, dans un bureau et peut-être aller sur le terrain, sans que cela soit un axe prioritaire car j’ai quelques problèmes de santé ».

Lou-Ann, très concentrée sur sa mission du jour, nous répond entre deux analyses de l’eau, chronomètre en main ! Munie d’un kit pour tests d’aquarium, elle effectue des dosages colorimétriques (niveau du pH et de la dureté de l’eau, présence de métaux révélateurs de pollutions, niveau d’oxygène…). « J’aime particulièrement la biologie végétale, la microbiologie ; je m’intéresse surtout à tout ce qui est normatif. C’est en parlant avec mes professeurs que j’ai pu m’orienter vers ces études qui me permettraient, à terme, de faire du consulting en gestion de la pollution dans les milieux. Je ne suis pas encore tout-à-fait sûre, je me laisse le temps de finir mon master pour affiner mon choix ».

Enfin, pour Florian, son arrivée dans ce master fut une vraie découverte car il ne connaissait pas les deux disciplines. « Aujourd’hui, je me vois bien travailler en écotoxicologie en tant que consultant auprès d’entreprises afin d’apporter mon expertise pour qu’elles connaissent, par exemple, les impacts de leurs rejets sur les écosystèmes et trouver ensemble des solutions. Avec ce master qui est récent puisqu’il date de 2014, on est un peu des précurseurs dans notre domaine ».

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