Réceptionner des travaux : une étape de la plus haute importance – 2024

La réception d’un chantier est une étape indispensable qui permet de vérifier la conformité des travaux réalisés selon un cahier des charges bien défini. En assainissement, comme ailleurs, le moindre détail compte alors il faut ouvrir l’œil. Zoom sur cette étape cruciale.

Un chantier d’assainissement achevé, qu’il soit en tranchée ouverte ou en chemisage (réhabilitation de canalisations), ne se limite pas à la fin des travaux. La vérification de leur conformité est tout aussi importante et conditionne la clôture réelle d’un chantier avec, par la suite, le versement du solde des aides attribuées par les organismes financeurs (Agence de l’Eau Seine-Normandie, Conseil départemental…), si le chantier en bénéficie.

Ce contrôle de conformité passe par la réalisation d’un programme d’investigations comprenant plusieurs tests/essais adaptés au type de chantier. Ces tests sont en général réalisés au fur et à mesure de l’avancée du chantier dans un ordre bien précis, selon la réglementation, avec l’un de nos prestataires, SANET CONTRÔLE.

Les essais de contrôle (tests de compactage, inspection visuelle ou télévisuelle et essais d’étanchéité) doivent être réalisés par un opérateur accrédité COFRAC (afin d’attester des compétences de l’organisme de contrôle) et indépendant de l’entreprise chargée des travaux.

Après chaque fin de chantier en traditionnel, le SIARP remet en état la chaussée (réalisation des enrobés sur la tranchée).

Les différents tests

Les tests de compactage – n°1 (traditionnel)

Les tests de compactage ont pour objet de vérifier la qualité du remblaiement réalisé dans la tranchée d’assainissement. Cela concerne, d’une part, la zone d’enrobage (du lit de pose de la canalisation jusqu’au moins 15 cm au-dessus) et, d’autre part, la zone de remblai (au-dessus de la zone d’enrobage).

Ces tests doivent être effectués sur l’ensemble du linéaire de canalisation posée, à raison d’un test tous les 50 m et au moins un test par tronçon. Autour des regards, on procède au moins à un essai tous les trois dispositifs et pour les branchements, un contrôle du compactage pour au moins un branchement sur cinq.

Agent visualisant son écran et observant l'inspection télévisée de l'intérieur d'une canalisation du réseau d'assainissementL’inspection visuelle ou télévisuelle (ITV) – n°2 (traditionnel et chemisage)

L’ITV doit être conduite sur l’ensemble du linéaire de canalisation posée ou réhabilitée (conduite principale et branchements).

Les essais d’étanchéité à l’air et/ou à l’eau – n°3 (traditionnel et chemisage)

Ils sont conduits sur la totalité du linéaire posé (ou réhabilité) et sur l’ensemble des ouvrages, objet des travaux (canalisations, branchements, regards, boîtes de branchement).

Le test de flexion – n°4 (chemisage)

Un échantillon de gaine est prélevé et envoyé par SANET CONTRÔLE au CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) afin de réaliser différents tests sur le matériau (épaisseur de la gaine, résistance mécanique, définir les différentes caractéristiques techniques…).

Autres tests possibles

Certains ouvrages réalisés en béton coulé entraînent, de facto, aussi des contrôles qualité sur le béton durci tels que les essais de compression ou de fendage (mesure de sa résistance à 28 jours). De même, les chantiers longs, comme le quai du Confluent à Neuville-sur-Oise, donnent lieu à de nombreux contrôles de suivi sur des ouvrages particuliers, tels que les micropieux, par exemple.

Non-conformité / conformité, quelles suites ?

En cas de non-conformité, les travaux doivent être repris pour pallier les dysfonctionnements relevés. Ils sont à la charge de l’entreprise, tout comme les contre-essais demandés par le SIARP à son prestataire SANET CONTRÔLE. En fonction de la gravité du défaut, des décisions opportunes sont prises, prenant en compte tous les paramètres.

Présence d'un groupe de personnes sur une zone de chantier. Une technicienne contrôleuse de travaux explique le chantier en cours. Il sont sur une route le long d'une palissade en boisLorsque tous les tests sont validés et confirment la validité des travaux, deux procès-verbaux (PV) sont signés, avec ou sans réserve :

  • un PV préalable aux opérations de réception signé par le maître d’œuvre. Le SIARP organise une réunion de fin de chantier sur site avec tous les acteurs des travaux.
  • un PV de réception signé par le maître d’ouvrage.

La garantie de parfait achèvement court pendant la première année après la fin des travaux : elle permet de rappeler, si besoin, une entreprise en cas de problèmes constatés après coup sur un chantier. Une garantie décennale pourrait s’appliquer en cas de grosses problématiques (très rarement, voire jamais déclenchée).

La perception des subventions

Toutes les pièces justificatives (factures, rapports des essais COFRAC…) sont envoyées aux différents financeurs (Agence de l’Eau Seine-Normandie, Conseil départemental…). Certaines informations complémentaires peuvent être demandées par ces derniers auprès du SIARP.

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