Prélèvement dans la Viosne : un œil dans le microscope – 2026

Après la troisième et dernière phase d’étude de la qualité écologique de la Viosne réalisée en juin, place au référencement des différents prélèvements à Paris Sorbonne Université. Les pieds au sec et un œil dans le microscope, c’est l’heure de la détermination des macro-invertébrés prélevés.

Aujourd’hui, on quitte le milieu naturel et les bords de la Viosne, pour se rendre en milieu urbain, à Paris Sorbonne Université, dans un laboratoire de recherche. Ce rendez-vous est pris avec Benoit GEORGES, référent industriels et Assainissement non collectif (ANC) du service Instructions et contrôles, en charge de l’étude de la qualité écologique de la Viosne pour le SIARP et Juliette BELLETTRE, chargée de missions milieux aquatiques au SMAVV (Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée de la Viosne), notre partenaire.

La campagne a porté sur dix sites de prélèvement le long du linéaire de la Viosne et de ses affluents (de l’amont de Chars à l’aval de Pontoise) et a permis de collecter 120 tubes qu’il faut maintenant passer au crible pour référencer l’intégralité des macro-invertébrés qu’ils contiennent « Sur chaque site, nous avons prélevé différentes espèces que l’on doit classifier, précise Juliette BELLETTRE. Nous utilisons l’outil interactif « Perla » qui nous permet d’identifier et classer les larves, nymphes et adultes macro-invertébrés aquatiques de la Viosne, à partir d’images numériques notamment pour faciliter l’identificationEn effet, pour certains individus très petits, c’est parfois plus difficile. »

Un suivi minutieux pour voir les évolutions

Dans un fichier Excel, Benoit GEORGES et Juliette BELLETTRE référencent les individus par espèce prélevée. La liste des macro-invertébrés est conséquente mais pour ce qui est de la Viosne, « on retrouve principalement des gammares, des larves de trichoptères dans leur fourreau, des petits coquillages ou des larves d’éphémères par exemple… poursuit Juliette BELLETTRE. Notre échantillonnage se compose de nombreuses larves car les campagnes de prélèvements, rappelons-le, se déroulent en juin/juillet. Passée cette période estivale, les individus à l’état larvaire se métamorphosent à l’état d’adulte et ne sont potentiellement plus présents dans l’eau, comme les larves du genre Caloptérix qui deviennent de belles demoiselles bleues ». Au fur et à mesure, la base de données de cette étude s’affine permettant aux techniciens du SIARP et du SMAVV d’optimiser cette phase d’analyse en laboratoire. Toutefois, en fonction des zones prélevées, chaque tube a un nombre variable d’individus, le référencement peut prendre du temps : un seul tube peut parfois contenir jusqu’à 250 individus !

« À l’issue de l’analyse, conclut Benoit GEORGES, notre fichier est confié au Système d’évaluation de l’état des eaux (SEEE), un outil en libre accès et gratuit, qui permet de calculer automatiquement l’Indice invertébrés multi-métriques (I2M2) pour évaluer la qualité biologique générale de la Viosne. Cet outil va, à partir des individus identifiés, déterminer la note I2M2 ainsi que les probabilités d’impacts de douze causes potentielles (excès d’azote, présences de pesticides, colmatage du cours d’eau, anthropisation, …). Cette année, cette phase d’analyse en laboratoire s’est déroulée sur un peu moins de dix journées »

Évolution des campagnes de 2021 à 2025

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