Thierry, agent d’exploitation du SIARP, exerce ses missions principalement sur la station d’épuration de Chars, un cadre de travail qu’il apprécie particulièrement. Entourée d’espaces verts et notamment d’un verger qui longe la Viosne, lieu de rejet des eaux usées traitées, la station d’épuration offrait un environnement idéal pour accueillir le projet personnel de cet agent qui souhaitait depuis longtemps se lancer dans l’apiculture sur son temps extra-professionnel.
Le SIARP, favorable à la biodiversité sur ses différents sites et aux initiatives pertinentes de ses agents, a répondu avec enthousiasme à ce désir en mettant à disposition un espace dédié pour l’implantation des ruches, tout en finançant une partie du matériel de notre jeune apiculteur en herbe passionné.
Gardons à l’esprit que les abeilles sont essentielles pour l’Homme car elles contribuent à la pollinisation de 80 % des espèces de plantes à fleurs et des plantes cultivées. Ces butineuses de notre biodiversité sont en danger depuis des décennies (pesticides, changement climatique…), il est par conséquent primordial de favoriser leur implantation dès que cela est possible pour préserver leur survie, leur développement et notre avenir.
Au petit soin pour les abeilles
Thierry a fait toutes les démarches nécessaires pour créer sa micro-entreprise. En effet, sans numéro de SIRET, impossible de vendre une future récolte de miel et encore moins de donner un simple pot. Au printemps 2024, accompagné par un apiculteur confirmé, il a implanté ses quatre premières ruches. Une météo très capricieuse et pluvieuse a mis à mal la survie des premiers essaims qui se sont développés malgré tout, avec de nombreuses naissances. Aucune récolte de miel ne fut possible pour cette première année, il a fallu leur laisser le nectar précieux pour assurer leur survie, et même leur apporter un complément de nourriture, avec du sirop de nourrissement !
Les ruches ont été fortement fragilisées mais avec toute l’attention de notre apiculteur, elles ont « presque » passé sereinement cette année « baptême du feu » À la fin de l’hiver, seul un essaim s’est fait « la belle » car l’abeille noire a parfois tendance à aller voir ailleurs ! 2025 s’annonce sous de meilleurs auspices.
Du miel et des abeilles
Thierry, un peu fébrile à ne surtout pas rater cette première récolte tant attendue, après une année d’investissement et de petits soins pour ses locataires, a pu compter de nouveau sur son « apiculteur conseiller » pour l’accompagner dans cette étape ultime. Les butineuses de l’une des ruches ont bien travaillé : une quinzaine de kilos de miel a été extrait début mai. Un miel qui s’est rapidement cristallisé après un temps de maturation nécessaire de quelques jours avant la mise en pot. Il a le parfum des arbres fruitiers environnants, poiriers et pommiers, mais surtout une belle couleur blanche, caractéristique du colza.
Ce fut un moment très émouvant, souligne Thierry. C’est vraiment avec une certaine fierté que j’ai réalisé cette première récolte. Il était important pour moi de me faire accompagner quand je me suis lancé dans l’apiculture car on commet forcément des erreurs de débutant. Mais c’est aussi une force car on apprend aussi de celles-ci. Cette récolte de printemps n’est que le début, cette année 2025 s’annonce nettement meilleure pour la production de miel. J’attends d’ici la fin mai deux nouveaux essaims extérieurs qui viendront aussi compléter ceux que j’ai réussi à créer au printemps. Nous aurons sur Chars ainsi environ sept à huit ruches.
Thierry, apiculteur et agent d'exploitation à la station d'épuration de Chars Tweet
On ne pouvait pas finir cet article sans avoir testé ce miel, ayant une âme du SIARP.
Un vrai délice, n’en doutez pas ! Merci Thierry.




