Syndicat Intercommunautaire pour l'Assainissement
de la Région de Cergy-Pontoise et du Vexin

SIG : à la chasse aux tampons… – 2026

Le géoréférencement de son patrimoine est une mission essentielle pour le SIARP, dévolue au service Études et travaux, et plus particulièrement aux géomaticiens qui alimentent quotidiennement le Système d’information géographique (SIG). Après la découverte de leur métier cet été, partons de nouveau avec eux pour une « chasse aux trésors » tout terrain.

La révision du Schéma directeur d’assainissement (SDA) du système d’assainissement de la station d’épuration de Neuville-sur-Oise (qui s’étend sur vingt-quatre communes) permet au SIARP d’ajuster le géoréférencement de ses ouvrages, identifiés sur son SIG. C’est l’entreprise HYDRACOS qui s’est confrontée au terrain pour relever en amont, entre autres, tous les regards. À l’issue de leur rapport, des décalages d’information sont apparus. Partons avec nos géomaticiens-détectives pour une chasse aux tampons un peu particulière.

Environ 450 regards de visite à contre-inspecter

Durant toute cette semaine, nos géomaticiens ont quitté leurs écrans pour un bon bol d’air. Aujourd’hui, c’est un quartier de Vauréal qui passe « au radar » pour vérifier plusieurs regards de visite : existence réelle (visible ou sous bitume), accessibilité réduite ou impossible… différents cas de figure vont se présenter à eux. En tout, durant plusieurs semaines, 450 regards seront à contre-inspecter sur plusieurs villes : Pontoise, Cergy, Vauréal et Jouy-le-Moutier.

C’est Doriane MARTINS RIBEIRO qui guide son collègue Mamadou DIANKO vers le regard à trouver. « Sur ma tablette, j’ai accès à notre SIG, mais dans une version un peu plus allégée. Elle est paramétrée pour cette mission afin d’accéder à des informations spécifiques et renseigner précisément nos constats. Il faut savoir qu’HYDRACOS a inspecté tous les regards sur l’ensemble du territoire concerné par le SDA de Neuville-sur-Oise. À ce jour, nous en avons environ 157 à contrôler de nouveau à Vauréal et Cergy. La quantité est variable selon les communes, mais ici, à Vauréal, il y en a 83. Notre prestataire n’a pas pu, pour différentes raisons, les localiser, à nous d’en trouver la raison ».

Un son pour une localisation

Rue de la Treille, Mamadou DIANKO balaie minutieusement le bitume. « Ici, nous avons des regards cartographiés dans notre SIG, sous la chaussée. Grâce au détecteur de métaux qui peut repérer un tampon enterré jusqu’à environ un mètre de profondeur, dû à sa plaque métallique, je tente de les localiser. En fait, il peut y avoir différentes possibilités : une erreur de saisie à la base (pas de regard existant) comme ici, un regard enterré par suite d’une réhabilitation de voirie… Ce dernier cas est plus problématique, car nous n’avons plus accès à nos ouvrages pour intervenir ».

La chasse aux tampons se poursuit rue de l’Escarpolette. L’un d’eux est situé dans un espace vert qu’il faut dégager. Mamadou DIANKO vérifie son accessibilité à l’aide d’une pioche, mais son ouverture est impossible ici. Non loin de là, notre équipe repère un tampon en limite de propriété, en théorie accessible… mais hélas, sous une haie de thuyas non entretenue par son propriétaire ! Une fois de plus, cela condamne son accessibilité. Parfois, des regards sont aussi situés sous domaine privé. Dans ce cas précis, il faudra obtenir l’accord du propriétaire pour y accéder.

Et comme tout est possible sur le terrain, la dernière partie va se jouer dans un espace arboré et paysagé qui longe le Boulevard de l’Oise. Ici, pas le choix, la végétation ayant « pris ses aises » en grandissant, le détecteur de métaux est indispensable, tout comme « la supposée localisation » dans le SIG. La persévérance va payer, deux regards sont trouvés !

Toutes les situations rencontrées aujourd’hui ont fait l’objet d’une retranscription minutieuse grâce à des champs prédéfinis sur la tablette SIG et des commentaires spécifiques. « Nous avons pu constater des tampons non retrouvés, d’autres sous végétation ou à déterrer précise Doriane MARTINS RIBEIRO. De cet état des lieux, j’ai pu annoter chacune de nos interventions. Les tampons retrouvés, mais non accessibles aujourd’hui, sont actuellement « en cours de déblocage » : ils nécessiteront soit l’intervention de notre service Régie pour débroussaillage, par exemple, soit leur renouvellement par nos prestataires ATC-TP et Despierre ». « Tous ceux redevenus « visitables » à l’issue, conclut Mamadou DIANKO, devront être inspectés par HYDRACOS. Pour ceux non retrouvés, il faudra analyser les inspections télévisées pour confirmer ou pas leur existence et mettre à jour le SIG ».

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